Victime d’un viol en Inde, que faire ?

D’après les statistiques officielles, chaque jour, 92 femmes sont violées en Inde. La majorité des viols ont lieu dans les villages de campagne. En 2014, il y a eu 35 000 cas de viol recensés dans tout le pays. Lorsqu’une touriste arrive en Inde, les autorités lui remettent un kit de bienvenue dans lequel elle trouvera entre autres une série de recommandations à suivre scrupuleusement pour sa sécurité. Dans cet article, vous trouverez quelques conseils à mettre en pratique dans le cas où vous subissez une agression sexuelle lors d’un séjour en Inde.

Les précautions à prendre

Avant de partir, apprenez le vocabulaire relatif au viol en anglais (« gang rape » signifie « viol collectif » par exemple) et en hindou. Récoltez les numéros des hôpitaux, postes de police et association de lutte contre le viol de toutes les localités où vous vous rendrez. Notez les coordonnées de l’ambassade ou du consulat. Contactez un avocat en Inde ainsi qu’un interprète ou un traducteur.
Une fois en Inde, prenez au sérieux toutes les mesures mises en place par les autorités pour la prévention du viol et adoptez-les. Ne sortez pas trop tard en soirée. Évitez les petites villes et campagnes à moins qu’il ne s’agisse que d’une halte de quelques heures. Respectez les coutumes vestimentaires dans les régions traditionalistes et conservatrices. Lorsqu’une plage semble déserte, n’y allez pas. Ne prenez pas les transports en commun seule, ni taxi, ni pousse-pousse à plus forte raison le soir.

3 choses à faire en premier

Ne prenez pas une douche ni un bain, ne mangez pas, ne buvez rien, ne vous coiffez pas, ne vous brossez pas les dents. Rendez-vous directement aux urgences ou un centre de santé ou un hôpital d’Etat. Présentez-vous à l’accueil et dites que vous avez été violée. Par la suite, vous subirez des examens médicaux. Demandez toujours une copie du rapport médical. Vous serez également prise en charge médicalement afin de soigner les dommages corporels que vous aurez subis (blessures par exemple). Demandez des conseils pour les dépistages essentiels. Si vous pensez que vous avez été droguée, demandez des examens d’urine et de sang. Même si cela est difficile, écrivez tout ce dont vous vous souvenez.
Depuis l’hôpital, prévenez votre hôtel ou votre hébergeur et le tour operator ou le guide touristique ou le voyagiste. Ils pourront vous orienter, venir à votre aide et vous donner des conseils. Appeler également le consulat ou l’ambassade. Par ailleurs, passez un coup de fil à la famille ou des amis même en Europe. Enfin, demandez d’une part si vous pouvez avoir l’aide d’un psychologue et d’autre part, des coordonnées d’associations indiennes de soutien aux victimes de viol (Majlis, Centre for Social Research ou CSR, Centre for Enquiry Into Health and Allied Themes ou CEHAT…).

Les démarches par la suite

Sachez que la loi indienne protège les victimes de viol. Déposez une plainte auprès de la police avec un certificat médical à l’appui (notamment, vous pouvez l’accompagner de la copie du rapport médical). Venez au commissariat avec un avocat ou un conseiller juridique. La loi vous autorise à porter plainte par mail et, dans le même temps, elle n’impose pas de délai pour déposer votre plainte. Au commissariat, vous pouvez exiger de parler à une policière et non un policier. Notez qu’il vous est possible de déposer votre plainte dans n’importe quel commissariat du pays. Pour finir, faites des analyses ou tests de dépistages d’éventuelles MST et IST et d’une possible grossesse.

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